06. Dezember 2018 | 16:48

2019: Mit Spannung erwartet / 2019, une année électrique

Version française ci-dessous.

 

Von Andreas Burgener, Direktor auto-schweiz, Vereinigung Schweizer Automobil-Importeure

Im August dieses Jahres habe ich dem «Tages-Anzeiger» ein Interview zum Thema Elektromobilität gegeben. Als Befragter kann man dabei seine eigenen Antworten kontrollieren – nicht aber die Überschrift, die der Journalist daraus formt. So stand am 9. August 2018 in grossen Lettern in der Zeitung: «Boom bei Elektroautos erfolgt Ende 2019». Das klingt wie eine exakte Vorhersage, die ich so nicht abgeben wollte und auch gar nicht kann. Im Interview wird auch deutlich, dass es sich eher um eine Prognose als um das Ergebnis einer Glaskugel-Befragung handelt. Und doch mehren sich die Anzeichen, dass dieser Zeitpunkt als Start für einen wachsenden Elektro-Anteil an der Neuwagenflotte gar nicht so falsch sein könnte.

Elektrische Neuerscheinungen allen Ortens

So titelte das deutsche Magazin «auto, motor und sport» kürzlich: «Warum 2019 das erste richtige E-Auto-Jahr wird». Dazu wurden neun rein elektrische Neuerscheinungen von neun unterschiedlichen Marken aufgelistet, die 2019 käuflich oder bestellbar werden. Interessanterweise handelte es sich ausschliesslich um Hersteller aus dem asiatischen und europäischen Raum. Diese Auflistung ist ein Beleg für die Ankündigungen, die bereits seit längerer Zeit für 2019 in Aussicht gestellt wurden. Auf diese habe ich mich auch im «Tages-Anzeiger» gestützt. Zu den vollelektrischen Modellen kommt eine massiv wachsende Zahl an Plug-in-Hybriden dazu, also einer Kombination aus Verbrennungs- und Elektromotor mit der Möglichkeit, die Batterie per Stecker zu laden. Für Autokäufer gibt es also eine immer grössere Auswahl an «Steckerfahrzeugen».

Den Ausdruck «Boom» darf man allerdings nicht falsch verstehen und zu viel erwarten. Derzeit stehen wir im Jahresverlauf beim Marktanteil der Elektroautos und Plug-in-Hybride bei drei Prozent. Das ist überschaubar, aber wachsend. Wenn wir 2019 fünf Prozent schaffen würden, wäre das im Vergleich zu vorangegangen Steigerungsquoten in der Tat ein Boom. Interessant wird dann auch der weitere Verlauf sein. Für 2020 hat sich auto-schweiz mit seinen Mitgliedern ein Ziel von zehn Prozent Marktanteil der aufladbaren Autos gesetzt. Mit unserem Projekt «10/20» soll in zwei Jahren jeder zehnte neue Personenwagen ein Elektroauto oder ein Plug-in-Hybrid sein. Nur mit solch einem ambitionierten Ziel haben wir die Chance, die ab 2020 deutlich strengeren CO2-Vorgaben zu schaffen, ohne Unsummen an Sanktionszahlungen an den Bund überweisen zu müssen. Und in den Jahren danach braucht es weiteres Wachstum. Deshalb werden die neuen Modelle so attraktiv sein, dass sie eine immer breitere Käuferschaft ansprechen.

Lade- und Tankinfrastruktur entscheidend

Die Modellauswahl allein kann natürlich nicht für einen wachsenden E-Anteil im Personenwagenmarkt sorgen. Das haben wir bei der Vorstellung von «10/20» vor zehn Monaten deutlich gemacht. Es braucht zusätzlich massive Investitionen in Lade- und Tankinfrastruktur für alternative Antriebe. Erd- respektive Biogas und Wasserstoff dürfen angesichts des Elektro-Hypes nicht vergessen gehen. Auch eine konzertierte Offensive der Kantone für Anreize zugunsten effizienter Antriebe bei der Motorfahrzeugsteuer wäre äusserst förderlich. Das kostet nicht viel, bringt aber dem einzelnen Käufer einen Nutzen und würde dafür sorgen, dass Importeure grossflächiges Marketing mit diesen Anreizen machen könnten. Und eines ist auch sicher: Der überwiegende Teil von mehr als 90 Prozent der neuen Autos wird in zwei Jahren immer noch über einen Verbrennungsmotor verfügen. Mit oder ohne «Boom» bei Elektroautos.

 

Dieser Text ist am 6. Dezember 2018 in der «Automobil Revue» erschienen. 

2019, une année électrique

Par Andreas Burgener, Directeur d’auto-suisse, l’Association des importateurs suisses d’automobiles

 

En août dernier, j’ai donné une interview sur le thème de la mobilité électrique au «Tages-Anzeiger». La personne interviewée pouvant contrôler ses réponses, mais pas le titre choisi par le rédacteur, le journal titrait au 9 août 2018 : « Boom des voitures électriques à la fin 2019 ». Cela se lit comme une prévision précise, que je n’ai pas voulue – et ne peux pas – faire sous cette forme. En lisant l’interview, on comprend bien qu’il s’agit plutôt d’un pronostic que du résultat d’une séance avec une boule de cristal. Et pourtant, de plus en plus de signes indiquent que cette date pourrait effectivement marquer le début d’une hausse de la part de voitures électriques dans le parc de véhicules neufs.

Nouveautés purement électriques

Récemment, le magazine allemand « auto, motor und sport » a expliqué « pourquoi 2019 deviendra la première véritable année des voitures électriques ». La revue a présenté neuf nouveautés purement électriques de neuf marques différentes qui pourront être achetées ou commandées en 2019. Il s’agit d’ailleurs exclusivement de constructeurs asiatiques et européens. Cette liste justifie les prévisions faites depuis un moment pour l’année prochaine. C’est également cette liste qui m’a servi de base pour mes propos dans le «Tages-Anzeiger». Aux modèles entièrement électriques s’ajoute un nombre en forte croissance de hybrides plug-in, soit de voitures combinant moteur à combustion et moteur électrique dont la batterie peut être rechargée via une prise électrique. Les automobilistes peuvent donc choisir parmi un choix toujours plus grand de véhicules « enfichables ».

Il ne faut cependant pas mal interpréter l’expression « boom » et placer trop haut les attentes. Actuellement, la part du marché des voitures électriques et des hybrides rechargeables pour l’année en cours est de trois pour cent. Ce n’est certes pas énorme, mais le taux augmente. Si en 2019 nous atteignions cinq pour cent, cela reviendrait en effet à un boom par comparaison aux précédents taux d’accroissement ; en 2017 la part était de 2,7 pour cent. La suite du développement restera intéressante. Pour 2020, auto-suisse et ses membres se sont fixé comme objectif une part du marché de dix pour cent. Notre projet « 10/20 » vise un taux de dix pour cent de voitures neuves électriques ou hybrides plug-in dans deux ans. Seul un objectif aussi ambitieux nous permettra de pouvoir réaliser les prescriptions sur le CO2 sensiblement plus sévères dès 2020 sans devoir payer d’énormes sanctions à la Confédération. Et l’accroissement devra se poursuivre dans les années suivantes. C’est pourquoi les nouveaux modèles seront attrayants au point de susciter l’intérêt d’une clientèle de plus en plus large.

Infrastructure de recharge en électricité et en carburants de substitution

Le choix de modèles à lui seul ne garantira naturellement pas une croissance de la part électrique du marché de voitures de tourisme. Nous l’avons clairement dit lorsque nous avons présenté l’objectif « 10/20 » il y a dix mois. Il faut aussi des investissements importants dans l’infrastructure de recharge en électricité et en carburants de substitution. Et l’engouement pour les électriques ne doit pas nous faire oublier le gaz naturel ou le biogaz et l’hydrogène. Une offensive concertée des cantons concernant des incitations en faveur des propulsions efficaces au niveau de l’impôt sur les automobiles serait également bénéfique. Cela ne coûterait pas cher, mais les acheteurs individuels en profiteraient et les importateurs pourraient en faire la publicité. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : dans deux ans, une majeure partie – environ 90 pour cent – des voitures neuves disposeront toujours d’un moteur à combustion. Avec ou sans « boom » des voitures électriques.


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