21. Februar 2019 | 13:19

Der gute Ruf des Genfer Autosalons / La bonne réputation du Salon de l’auto

Von François Launaz, Präsident auto-schweiz, Vereinigung Schweizer Automobil-Importeure

 

Die «Geneva International Motor Show», kurz GIMS, ist die grösste Messe der Schweiz. Sie findet nach wie vor jährlich statt und erfreut sich eines konstant hohen Publikumszuspruchs. Angesichts all der ins Trudeln geratenen oder beendeten Ausstellungen in Europa und der Welt, nicht nur im Automobil-Bereich, ist dies keine Selbstverständlichkeit. Der Stiftungsrat des Salons, als dessen Vizepräsident ich amten darf, ist sich des Umbruchs in der Messewelt natürlich bewusst. Angesichts dieser vielseitigen Gemengelage hat mich in der vergangenen Woche die folgende Nachricht besonders gefreut.

GIMS als wichtigste Automesse der Welt 2019

In einer Expertenumfrage hat die Autovista Group, Mutterhaus einiger Marktanalyse-Firmen im Automobilsektor wie etwa Eurotax, die Einschätzung zur wichtigsten Messe für die Automobilindustrie im Jahr 2019 abgefragt. Ergebnis: Ein Drittel der Antworten und damit das Mehr der abgegebenen Stimmen entfiel auf die GIMS. Mit 25 Prozent folgte auf dem zweiten Platz die Internationale Automobil-Ausstellung IAA in Frankfurt am Main, die im Herbst den deutschen Marken ein Heimspiel bietet und im jährlichen Wechsel mit dem Pariser Autosalon stattfindet. Den dritten Rang belegte mit 17 Prozent der Stimmen die International Consumer Electronics Show CES in Las Vegas, die bereits im Januar stattgefunden hat. Die CES ist mit ihrer Ausrichtung in Richtung Technik und Digitalisierung keine klassische Automesse, doch immer mehr Fahrzeugbauer haben in den vergangenen Jahren dort ausgestellt. Die anderen zur Wahl gestellten Messen kamen in der Umfrage nur noch auf Stimmenanteile von unter zehn Prozent, darunter die Motorshows in Detroit, Brüssel und Tokyo. Dass die GIMS damit alle anderen Messen, auch deutlich grössere wie die IAA, ausstechen konnte, erfüllt mich ein wenig mit Stolz und mit viel Zuversicht für die Zukunft.

Was macht den Genfer Autosalon so speziell? Diese Frage ist vielschichtig. Eine Messe muss drei Zielgruppen ansprechen: Aussteller, Medien und Besucher. Alle drei beeinflussen sich gegenseitig. Sind die Aussteller nicht interessant oder zahlreich genug, bleiben gerade internationale Journalisten weg. Kommen aber wiederum weniger Journalisten, wird die Messer für Aussteller uninteressanter und potenzielle Besucher werden im Vorfeld seltener auf die Messe aufmerksam. Und schliesslich bleiben ohne spannende Aussteller natürlich die Besucher weg. Ein magisches Dreieck der besonderen Art.

Genf mit grossen Standortvorteilen

Genf hat als Ausstellungsort Vorteile, die für alle drei Anspruchsgruppen gleichermassen gelten. Die Messe ist nicht zu gross, was Medien und Besuchern einen schnellen Überblick erlaubt und für Aussteller die Standkosten in Grenzen hält. Die Palexpo als Messehalle ist über diverse Verkehrswege (Strasse, Schiene, Luft) sehr gut angebunden – mir ist keine zweite Automesse bekannt, wo man vom Flughafen zu Fuss in die Ausstellung laufen kann. Und die Schweiz als Messeland hat keine eigene Autoproduktion und ist daher neutral, kein Aussteller wird bevorzugt oder benachteiligt.

All dies stellt eine hervorragende Ausgangslage für die Weiterentwicklung der GIMS in den kommenden Jahren dar. Denn die sich radikal verändernde Mobilität könnte grossen Einfluss auf die Messe haben. Dabei gilt es, den offensichtlich guten Ruf des Genfer Autosalons zu bewahren.

La version française:

 

Par François Launaz, Président d’auto-suisse, l’Association des importateurs suisses s’automobiles

 

Le «Geneva International Motor Show» ou «GIMS» est le plus grand salon de la Suisse et peut chaque année se féliciter d’un niveau de popularité constamment élevé auprès des visiteurs. Vu le grand nombre d’expositions en difficulté, voire abandonnées en Europe et dans le monde entier, et ce non seulement dans le domaine automobile, cela ne va pas de soi. Le conseil de fondation du Salon, dans lequel j’ai le plaisir de siéger en tant que vice-président, est bien évidemment conscient de ce bouleversement dans le monde des expositions. Au regard de cette situation complexe et confuse, la nouvelle suivante m’a d’autant plus réjoui la semaine dernière.

Autovista Group, maison mère de plusieurs sociétés d’analyse du marché dans le secteur automobile telles qu’Eurotax, a mené une enquête dans laquelle elle demandait ses utilisateurs en ligne d’indiquer le salon le plus important pour l’industrie automobile en 2019. Le résultat: le GIMS a recueilli un tiers des réponses et la majorité des voix. La deuxième place était occupée par l’IAA (Internationale Automobil-Ausstellung) à Francfort-sur-le-Main, où les marques allemandes peuvent se présenter sur leur propre terrain une année sur deux, l’événement ayant lieu en alternance avec le salon mondial de Paris.

Avec 17 pour cent des voix, l’International Consumer Electronics Show CES de Las Vegas, qui a déjà eu lieu en janvier, arrive en troisième position. Orienté vers la technique et la numérisation, le CES n’est pas un salon automobile traditionnel; il a toutefois attiré de plus en plus de constructeurs automobiles au cours des dernières années. Les autres expositions proposées dans l’enquête, dont les shows de Détroit, Bruxelles et Tokyo, n’ont pas réussi à recueillir plus de dix pour cent des voix. Le fait que le GIMS a effectivement supplanté l’ensemble de ses concurrents, parmi lesquels figurent des expositions nettement plus grandes comme l’IAA, me rend un peu fier et très confiant pour l’avenir.

Qu’est-ce qui rend le Salon de Genève si exceptionnel? Voilà une question complexe. Un salon doit s’adresser à trois groupes cibles: les exposants, les médias, et les visiteurs. Tous les trois s’influencent mutuellement. Si les exposants ne sont pas intéressants ou pas assez nombreux, les journalistes internationaux notamment ne s’y déplacent pas. Si le nombre de journalistes baisse, le salon est moins intéressant pour les exposants et les potentiels visiteurs en sont moins informés. Et finalement, pas de visiteurs sans exposants intéressants. Un «triangle magique» particulier.

Le site d’exposition à Genève présente en effet des avantages valables pour les trois groupes cibles. Le salon n’est pas trop grand, ce qui permet aux médias et aux visiteurs de rapidement se faire une idée des exposants, qui eux ne payent pas de prix exorbitants pour leurs stands. Les halles d’exposition de Palexpo sont très bien desservies par diverses voies de transport (route, rail, air); je ne connais aucun autre salon automobile où l’on peut se rendre à pied depuis l’aéroport. Et n’ayant pas de propre production de véhicules, la Suisse est neutre et aucun exposant y sera privilégié ou défavorisé.

Tout cela présente une excellente situation pour le développement du GIMS dans les années à venir. Car le changement radical auquel est soumis la mobilité pourrait avoir un impact majeur sur le Salon. Il convient donc de préserver la bonne réputation du Salon de l’auto de Genève.


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