Les importations parallèles (importations directes)

Le terme d’importation parallèle désigne l’importation commerciale de marchandises produites à l’étranger par le biais d’un canal de distribution qui n’a pas été autorisé par le producteur. Le réseau de distribution des fabricants est délibérément contourné à l’intérieur du pays en vue d’acheter les marchandises meilleur marché à l’étranger, ce qui est possible en raison de la politique des prix du constructeur, des différences fiscales ou des écarts de change. Ce faisant, l’importateur direct agit comme profiteur en tirant parti de diverses activités et prestations de l’importateur officiel (entre autres le marketing, les localités d’exposition, les prestations de service, les tâches administratives, etc.). La légalisation des importations parallèles a comme objectif d’empêcher le cloisonnement du marché local et de favoriser la concurrence à l’intérieur du marché. Les importations parallèles sont en principe permises, dans la mesure où les prescriptions légales, telles que les déclarations ou d’éventuelles autorisations, sont respectées.

En raison des lois libérales, les importations parallèles sur le marché suisse se trouvent en augmentation. Sur le plan des automobiles, il s’agit toutefois de prendre en compte que les véhicules importés se distinguent en général des versions suisses du même modèle, par exemple par la langue du système de navigation, la version de moteur, l’équipement, etc.

La position d’auto-suisse

Les importations parallèles sont légales et permettent une saine concurrence. auto-suisse se prononce en faveur de cette concurrence, tant que les règles du jeu sont respectées. Cependant, le marché est de plus en plus inondé d’offres d’importateurs directs promettant des rabais importants pour la même qualité. La plupart du temps, ces promesses sont illicites; il s’agit souvent d’offres d’appel. Les autos bénéficiant des rabais les plus élevés sont en règle générale des véhicules de stock, soit des modèles faussement disposés d’un autre pays ou de fin de série. Ils sont présentés comme véhicules neufs, bien que de nombreux d’entre eux ont déjà plus d’une année. De surcroît, les garanties des constructeurs de ces modèles sont souvent plus courtes, vu qu’ils ont déjà été immatriculés depuis quelque temps et que la garantie court déjà. Le plus souvent, il faut également renoncer à des travaux de service et de garantie. Malgré les directives légales de l’Ordonnance sur l’indication des prix (OIP), les importateurs directs utilisent en outre délibérément des comparaisons de prix illicites dans leur publicité.

C’est pourquoi auto-suisse demande à la Commission de la concurrence (COMCO) et au Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) d’effectuer des contrôles plus rigoureux et d’appliquer de manière conséquente les bases légales existantes, afin d’assurer une concurrence loyale sur le marché automobile et de garantir des armes égales à tous les acteurs.