Politique des transports: autres objets

Extension de la limitation de vitesse sur les autoroutes

Afin d’améliorer l’exploitation des routes nationales, la Confédération envisage d’étendre la limitation des vitesses. Aujourd’hui, la Gestion du trafic peut imposer des limites flexibles sur une longueur d’autoroute de 170 kilomètres. Il est maintenant question d’élargir cette distance de 280 kilomètres, à 450 kilomètres en total, au cours des 3 à 4 années à venir. Sur les tronçons d’autoroute en question, des panneaux électroniques indiquent la vitesse limite autorisée. Lorsque le trafic est dense, la limitation est réduite de 120 kilomètres par heure, vitesse autorisée normalement sur les autoroutes, à 80 kilomètres-heure et indiquée sur les panneaux. Des études auraient montré que les automobilistes se rapprochent plus l’un de l’autre lorsqu’ils roulent à des vitesses plus basses et que les distances ainsi réduites diminueraient le manque de place sur les routes. Selon les autorités, l’extension des limitations flexibles de vitesse ne doit cependant pas être considérée comme définitive.

La position d’auto-suisse

auto-suisse n’approuve pas l’extension de la limitation de vitesse. Une fois de plus, les mesures envisagées ne combattent que les symptômes, et non leurs causes. L’expérience montre que les embouteillages les plus importants ont lieu sur les tronçons d’autoroute où la vitesse est déjà limitée (contournement nord de Zurich, contournement de Winterthour, etc.). Il est donc évident que les automobilistes ne profiteraient nullement d’une extension de la limitation de vitesse. Au contraire, on les tracasserait encore davantage et ils avanceraient encore plus lentement. auto-suisse refuse de soutenir une telle politique de rafistolage.

Mobility Pricing

Le Conseil fédéral élabore un nouveau rapport stratégique sur le thème de la tarification de la mobilité, ou Mobility Pricing (prélèvement d’une redevance liée à l’utilisation des infrastructures et des services dans le transport privé et dans les transports publics). L’objectif est de contrôler ou d’influencer la demande. Les promoteurs misent sur une réduction du trafic et de la pollution, ainsi que des nuisances sonores.

Informations supplémentaires: www.astra.admin.ch

La position d’auto-suisse

Le concept Mobility Pricing ne trouve pas grâce aux yeux d’auto-suisse. Son application coûterait d’autant plus cher qu’elle nécessite un dispositif de surveillance très onéreux. L’efficacité est également sérieusement remise en question par les experts. Le peuple suisse se montre lui aussi très sceptique par rapport à toute tentative d’introduction de péages routiers. L’économie souffrirait particulièrement d’un tel système. Commerces, restaurants, écoles, théâtres, cinémas sont presque tous situés en ville où les redevances sont les plus importantes. Beaucoup de responsables de commerces s’inquiètent d’une baisse du chiffre d’affaires en raison de la diminution de la clientèle. Mobility Pricing pénaliserait les plus défavorisés, les centres sociaux, économiques et culturels. Enfin, le concept Mobility Pricing est contraire à la Constitution fédérale qui précise: «L’utilisation des routes publiques est exempte de taxe!»