Paysage automobile suisse

On recensait en Suisse 6,13 millions de véhicules motorisés en 2017, dont plus de 4,6 millions de voitures de tourisme. La branche automobile joue un rôle majeur dans l’économie suisse. Par ailleurs, les progrès technologiques ont une grande influence sur la protection du climat et la sécurité.

Importance pour l’économie

La branche automobile joue un rôle important pour l’économie suisse. Importateurs automobiles, garagistes, transporteurs, stations-services, et compagnies d’assurances assurent des emplois de qualité à quelque 220'000 personnes. Cela représente un chiffre d’affaires significatif de plus de 90 milliards de francs par an, soit environ 13 % du PIB.

Efficacité énergétique et âge des voitures

En Suisse, plus d’un tiers des voitures de tourisme ont plus de 10 ans. Ce qui signifie que plus de 1,6 millions de véhicules ne répondent plus aux standards actuels, aussi bien en termes de sécurité que d’environnement. Les voitures modernes consomment en moyenne 25 % de moins et, grâce aux progrès techniques, offrent une meilleure protection aux occupants. Aujourd’hui, les plus de 4000 agents de marque disposent de plus de 2300 modèles répondant aux catégories A et B sur le plan de l’efficience énergétique. Ils ne consomment en moyenne que 5 litres de carburant aux 100 km. L’accroissement des ventes dans ces deux catégories témoigne de l’intérêt croissant en faveur des véhicules modernes et efficients.

Carburants et automobile

L’essence constitue aujourd’hui le principal carburant utilisé dans des voitures de tourisme. Toutefois, le diesel gagne du terrain. En 2016, les ventes de véhicules équipés d’un moteur diesel ont progressé de 39,2 %. En raison de la valeur énergétique plus élevée du diesel, les voitures diesel consomment environ 20 % de moins que les véhicules à essence du même type. Dès lors il serait judicieux, notamment sur le plan de la politique environnementale, d’encourager les véhicules diesel efficients. Le gaz naturel, le biodiesel, le bioéthanol sont des énergies alternatives. En plus de cela, les propulsions électriques, qu’elles soient purement électriques ou hybrides, prennent de plus en plus d’importance. En tout, les propulsions alternatives ont représenté environ 5 % du marché total suisse en 2016.

Propulsion et automobile

Les moteurs modernes sont plus propres, plus efficaces et plus silencieux. Une simple comparaison illustre les progrès réalisés: un modèle de 2015 de 150 ch consomme 4,7 litres aux 100 km, alors qu’un modèle similaire de 1995 développait 90 ch et avalait 8 litres d’essence. Les moteurs diesel, essence, à gaz naturel ou électriques ont sans cesse progressé, la branche automobile figurant parmi les industries les plus innovantes. A côté du développement des systèmes hybrides, l’offre de véhicules électriques avec de plus en plus d’autonomie s’améliore. Et en plus, les prix des véhicules électriques vont baisser dans les années à venir grâce à la baisse du prix des batteries.

Climat/CO2 et automobile

Le CO2 est un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Toutefois, 96,5 % de l’ensemble des émissions de CO2 ont une origine naturelle. L’être humain ne provoque que les 3,5 % restants. La Suisse est responsable de 0,2 % des émissions de CO2 dans le monde. Les voitures de tourisme provoquent environ un quart des émissions de CO2 en Suisse. Pour réduire les émissions de CO2, les constructeurs automobiles disposent de tout un éventail de solutions techniques. Parmi elles, la réduction du poids, l’amélioration du rendement du moteur et de la transmission, le downsizing ou les carburants alternatifs. Des progrès qui se sont traduits par une baisse plus de 30 % de la consommation de carburant et des émissions de CO2 depuis 1996.

Sécurité et automobile

Airbag, tendeurs de ceinture, programme de régulation du comportement dynamique, ABS et programme de sécurité de la conduite font partie de l’équipement standard des voitures neuves. Plus de sécurité signifie plus de poids, et donc augmentation de la consommation de carburant. Un défi supplémentaire face aux objectifs de réduction de la consommation. Ecologie contre sécurité, un classique conflit d’objectifs malheureusement souvent ignoré du grand public. Alors que le trafic routier a augmenté d’un quart de 1986 à 2014, les accidents mortels ont diminué de plus de 75% durant la même période. Les efforts des constructeurs automobiles en matière de sécurité ont largement contribué à cette baisse.